Bertrand Gusenga est courtier en crédit hypothécaire à Bruxelles. Son métier reposait entièrement sur la recommandation. Aujourd'hui, son contenu alimente trois activités : le courtage, un cours en ligne et un accompagnement en investissement immobilier.
Trois étapes, dans cet ordre. Attirer une audience qui ne mène nulle part ne sert à rien, et on ne convertit personne qu'on n'a pas qualifié avant.
Le problème : le crédit hypothécaire est technique, et tous les courtiers racontent la même chose. Personne ne se démarque, donc personne ne suit.
Ce qu'on a fait : chaque vidéo répond à une seule question posée en rendez vous. Le rôle du courtier. Combien vous pouvez emprunter. Pourquoi investir en Wallonie plutôt qu'à Bruxelles. Trois vidéos par semaine, tournées sur place, publiées sur Instagram, Facebook et TikTok.
Pourquoi ça marche : on ne suit pas un courtier, on suit quelqu'un qui nous apprend quelque chose.
Le problème : une audience large amène surtout des curieux. Répondre à chacun coûte des heures, et les demandes intéressantes se perdent dans les messages privés.
Ce qu'on a fait : le simulateur de crédit filtre en premier. Le visiteur entre sa situation, obtient sa capacité d'emprunt, puis laisse ses coordonnées pour aller plus loin. Chaque simulation remonte ensuite dans le CRM : on sait qui a simulé quoi, pour quel montant, à quelle date et depuis quel contenu. Les contacts sont segmentés selon leur projet, primo accédant ou investisseur, et relancés en conséquence.
Pourquoi ça marche : à la sortie de cette étape, il n'y a plus une audience mais une base de données qualifiée, prête à être convertie.
Le problème : un courtier qui ne vend que du courtage plafonne, et une base de contacts qui ne sert qu'une fois est une base gâchée.
Ce qu'on a fait : la même base alimente trois canaux distincts, chacun avec sa source et son niveau de prix.
Pourquoi ça marche : une même personne peut devenir cliente trois fois, à trois moments de sa vie. Le contenu n'ouvre pas une vente, il ouvre une relation qui se monétise à plusieurs niveaux.
Le point de départ, ce qui a été construit, et ce que ça a produit.
Aucune audience, aucun contenu, aucune trace en ligne. Un métier technique, difficile à expliquer, et un marché où tous les courtiers se ressemblent. La confiance existait déjà chez ses clients, elle n'était visible nulle part ailleurs.
Avant de produire, on a défini ce que la marque devait dire : à qui elle parle, ce qu'elle explique, ce qu'elle ne fera jamais. Les formats vidéo ont été construits pour rendre le crédit compréhensible en moins d'une minute, pas pour suivre les tendances.
Chez Bertrand est le prolongement naturel de la marque : un format long qui installe l'autorité là où la vidéo courte installe la notoriété. Il alimente aujourd'hui YouTube et Spotify en continu.
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